Prendre soin de sa beauté

Alternative végétale au rétinol : à la découverte des bienfaits d’Atractylodes lancea

La recherche d’une alternative végétale au rétinol validée cliniquement a constitué l’une des priorités de recherche les plus constantes de la science cosmétique au cours des sept dernières décennies. L’extrait de rhizome d’Atractylodes lancea (ALRE) apparaît à présent comme une réponse crédible à ce défi : un ingrédient doté d’une activité directe sur les récepteurs nucléaires, présentant un chevauchement transcriptomique avéré avec le rétinol, et étayé par des données cliniques issues de deux essais menés sur les humains pendant une durée de 56 jours chacun.

Cet article examine les données mécanistiques, cliniques et de formulation qui étayent le rôle de l’ALRE en tant qu’alternative végétale au rétinol en s’appuyant sur les données présentées par Provital lors du congrès IFSCC 2026 à Perth, en Australie.

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Le dilemme du rétinol : une efficacité prouvée, une tolérance limitée

Le rétinol et son composé d’origine, l’acide tout-trans-rétinoïque, restent la référence en matière de traitement des signes visibles du vieillissement ; pourtant, leur utilisation clinique est systématiquement limitée par des effets indésirables tels que l’irritation, la sécheresse et la photoinstabilité. Cette tension entre une efficacité indéniable et une tolérance qui atteint ses limites constitue le problème central qui motive la recherche sur les alternatives végétales.

Comment agissent les rétinoïdes ?

Les rétinoïdes exercent leurs effets en se liant aux récepteurs nucléaires de l’acide rétinoïque (RAR) et aux récepteurs X des rétinoïdes (RXR). Cette liaison aux récepteurs régule les cascades de transcription génétique qui régissent la prolifération épidermique et stimulent les fibroblastes afin d’augmenter la synthèse des protéines structurelles au sein de la matrice extracellulaire, notamment les collagènes de types I et III, tout en inhibant simultanément la transcription des métalloprotéinases matricielles (Fisher & Voorhees, 1996).

Trouver le juste équilibre entre efficacité et irritation cutanée due au rétinol dans les formulations modernes

La signature clinique de cette activation du récepteur s’accompagne souvent d’une « rétinisation », un ensemble de symptômes comprenant un érythème transitoire, une desquamation, une perte d’eau transépidermique accrue et une sensation neurosensorielle de brûlure ou de picotement. Ce type d’irritation liée au rétinol est l’une des principales causes d’abandon du produit, et l’extrême photolabilité du rétinol limite encore davantage son utilisation à des protocoles d’application exclusivement en soirée, généralement associés à l’utilisation obligatoire d’un écran solaire (Mukherjee et al., 2006).

Alternative au rétinol pour les peaux sensibles : un besoin non satisfait

Les formulateurs de produits pour les peaux sensibles sont confrontés à une lacune structurelle : aucun ingrédient n’a jusqu’à présent permis d’obtenir une interaction avec les récepteurs équivalente à celle du rétinol sans déclencher la cascade inflammatoire responsable des irritations. Cette lacune n’est pas négligeable : dans l’affiche de Provital (« Un véritable actif de type rétinol sans irritation : preuves mécanistiques, transcriptomiques et cliniques », 2026), au sein de la cohorte clinique de l’étude no 1, 30 % des participants présentaient un profil de peau sensible diagnostiqué, ce qui souligne l’importance réelle de ce segment mal desservi au sein de la catégorie anti-âge.

IFSCC 2026 : présentation du profil transcriptomique et du mécanisme d’action de l’ALRE

Lors du congrès IFSCC 2026, Provital a présenté des preuves in vitro et in vivo démontrant que l’ALRE est un substitut des rétinoïdes validé sur le plan mécanistique, et non un simple antioxydant. Cet ensemble de données comprend des tests de liaison aux récepteurs, un séquençage d’ARN et deux essais cliniques en double aveugle menés sur des humains, ce qui confère à cet ingrédient une base de preuves à plusieurs niveaux.

Activation du RARα : augmentation de 20 % du test de la luciférase

Dans un test rapporteur HEK-RARα-Luc, le traitement par l’ALRE a entraîné une augmentation statistiquement significative de 20 % de l’activation du RARα par rapport aux témoins non traités, ce qui confirme une interaction directe avec le récepteur nucléaire plutôt qu’un mécanisme indirect en aval. Cette distinction est importante, car elle place l’ALRE dans la même catégorie mécanistique que les rétinoïdes classiques, plutôt que dans la catégorie des actifs à action antioxydante, à laquelle appartiennent certains autres principes actifs végétaux.

Atractylodes lancea : de la médecine traditionnelle à la science cosmétique

L’Atractylodes lancea jouit d’une longue tradition dans l’ethnopharmacologie d’Asie de l’Est, et son utilisation moderne en cosmétique constitue une transposition de son usage thérapeutique traditionnel vers une science des soins de la peau fondée sur des données scientifiques.

Rhizome d’Atractylodes : origine, histoire et profil bioactif

Le rhizome, traditionnellement appelé « Cangzhu », provient d’une plante herbacée vivace de la famille des Astéracées et est utilisé depuis longtemps en médecine d’Asie de l’Est pour ses propriétés anti-inflammatoires et métaboliques. Ses composés bioactifs sont concentrés dans des cavités sécrétrices situées dans le tissu du rhizome, une caractéristique structurelle qui explique sa richesse chimique (Sun et al., 2026).

Caractérisation phytochimique et extractions de composés bioactifs

Des techniques d’analyse avancées, notamment la chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse et la chromatographie en phase liquide couplée à la spectrométrie de masse à triple temps de vol, ont permis d’identifier plus de 300 constituants chimiques distincts dans la matrice du rhizome. Les deux classes de composés dominantes sont les sesquiterpénoïdes lipophiles, parmi lesquels le bêta-eudesmol, l’atractylon et le hinesol, ainsi que les polyacétylènes conjugués, représentés principalement par l’atractylodine (Qu et al., 2024).

Régulation transcriptomique du collagène de type I et de l’acide hyaluronique

L’analyse par séquençage de l’ARN de fibroblastes dermiques humains normaux (NHDF), traités avec 0,13 % d’ALRE ou 10 micromolaires de rétinol, a révélé un chevauchement d’environ 79 % des gènes régulés entre les deux traitements, confirmant ainsi des profils fonctionnels très similaires au niveau transcriptomique. Ce degré de concordance confirme que l’ALRE est un équivalent génomique du rétinol, et non un simple actif anti-âge topique aux effets superficiels.

Des tests ELISA et des tests de liaison au colorant Fastin™, réalisés en complément, ont démontré que le traitement par l’ALRE entraînait, dans les mêmes cultures de fibroblastes, une augmentation dose-dépendante du collagène de type I, de l’élastine et de l’acide hyaluronique, c’est-à-dire les mêmes protéines structurelles ciblées par le traitement classique aux rétinoïdes.

Surmonter les irritations causées par le rétinol : le rôle de la non-activation du TRPV1

Ce qui distingue principalement l’ALRE du rétinol, ce n’est pas ce qu’il active, mais ce qu’il n’active pas : le récepteur TRPV1, un canal cationique directement impliqué dans les sensations de brûlure et l’érythème provoqués par les rétinoïdes.

Voies cellulaires : pourquoi l’ALRE évite la cascade pro-inflammatoire

Lors de tests d’afflux de calcium par la méthode Fluo-4 réalisés sur des cellules HEK293 humaines exprimant le TRPV1, 50 micromolaires de rétinol ont induit une forte réponse calcique intracellulaire, confirmant ainsi l’activation du canal, tandis que l’ALRE à 0,52 % n’a produit aucune activation mesurable, ne se distinguant pas des témoins sous véhicule. Cette conclusion est confirmée au niveau de l’expression génique : le traitement au rétinol a entraîné une régulation à la hausse des médiateurs pro-inflammatoires, notamment le CCL2, le CXCL6, le CXCL8, le PTGES et le PTGIS, tandis que l’ALRE a induit une expression du CXCL8 environ cinq fois plus faible et a réduit l’expression du PTGES, l’enzyme responsable de la synthèse de la prostaglandine E2 associée à la rougeur vasculaire et à l’œdème.

Provital au congrès IFSCC 2026 : Atractylodes lancea – de la recherche à la formulation

Un effet dépigmentant sans les effets irritants du rétinol

À l’aide d’un modèle d’épiderme humain pigmenté reconstruit, le rétinol à une concentration de 10 micromolaires a réduit la teneur en mélanine épidermique de 24 % par rapport aux témoins non traités, tandis que l’ALRE a permis d’obtenir une réduction dose-dépendante pouvant atteindre 37 %. Une analyse histologique réalisée à l’aide de la coloration de Fontana-Masson a confirmé une diminution de la densité des mélanosomes sans altération de l’architecture épidermique ni de la viabilité des mélanocytes, ce qui fait de l’ALRE une alternative végétale au rétinol à double action qui répond à la fois aux besoins liés au vieillissement de la MEC et à l’uniformisation du teint, le tout en une seule dose de formulation.

Provital : formulation de phytoactifs de nouvelle génération

Présentée sous le thème du congrès IFSCC 2026, « Résoudre l’équation de la beauté durable », la recherche de Provital montre une orientation plus large du secteur vers des normes de validation des données pour les actifs botaniques qui reflètent la rigueur traditionnellement appliquée aux ingrédients synthétiques (tests sur les récepteurs, profilage transcriptomique et essais cliniques randomisés), plutôt que des allégations d’efficacité fondées uniquement sur l’usage traditionnel.

Résultats cliniques sur 56 jours : fermeté, rides et éclat

Étude no 1 – cohorte de personnes à la peau sensible (n = 51, 56 jours) : un essai en visage divisé mené auprès de 51 participants présentant divers types de peau – dont 30 % souffraient d’une peau sensible diagnostiquée cliniquement – a démontré des améliorations statistiquement significatives avec l’ALRE à 2 % sur une période de 56 jours ; la profondeur des rides a diminué de 10,8 %, la fermeté s’est améliorée de 6,8 %, l’élasticité a augmenté de 5,7 %, l’éclat s’est accru de 16,5 % et l’hydratation a progressé de 9,6 %.

Étude no 2 – comparaison directe avec du rétinol à 0,3 % (n = 62, 56 jours) : chez les 62 femmes asiatiques ayant appliqué quotidiennement un produit de protection solaire indice 50 tout au long de l’essai, l’ALRE a permis d’atteindre une équivalence clinique en termes de profondeur des rides, de fermeté et d’élasticité par rapport au rétinol à 0,3 % – la concentration maximale autorisée par le règlement européen 2024/996 – tout en offrant un effet éclat supérieur. Le profil de tolérance sans irritation observé dans les deux études confirme que cette efficacité est obtenue sans altération de la barrière cutanée ni signalisation nociceptive, contrairement au rétinol classique.

FAQ | Alternative végétale au rétinol : Atractylodes lancea

Q : Une alternative végétale au rétinol est-elle aussi efficace que le rétinol pour lutter contre le vieillissement ?

R : Dans l’essai comparatif mené par Provital (n = 62, 56 jours), l’ALRE a obtenu des résultats équivalents à ceux du rétinol à 0,3 % – la concentration maximale autorisée par l’UE – en termes de profondeur des rides, de fermeté et d’élasticité, tout en offrant un éclat supérieur. Au niveau transcriptomique, l’ALRE régule 79 % des mêmes gènes que le rétinol dans les fibroblastes dermiques, notamment le gène HAS2, les gènes de l’axe TGF-β et les voies procollagènes. Cette équivalence est d’ordre mécanistique, et pas seulement clinique.

Q : Qu’est-ce qu’Atractylodes lancea et comment agit-elle en tant qu’alternative au rétinol ?

R : Atractylodes lancea est une plante herbacée vivace de la famille des Astéracées dont l’extrait de rhizome (ALRE) contient des sesquiterpénoïdes et des polyacétylènes qui activent directement les récepteurs nucléaires de l’acide rétinoïque (RARα). Cet agonisme RAR, confirmé par une augmentation de 20 % lors d’un test rapporteur de la luciférase, induit la même synthèse de collagène, le même remodelage de la MEC et la même régulation à la hausse de l’acide hyaluronique que les rétinoïdes classiques, sans activer le canal ionique TRPV1 responsable de l’irritation provoquée par les rétinoïdes.

Q : À quelle concentration et sous quelles formes utiliser l’ALRE pour obtenir des résultats équivalents à ceux du rétinol ?

R : Les données cliniques montrent qu’une concentration de 2 % d’ALRE, appliquée sur une moitié du visage sans rinçage, offre des résultats anti-âge statistiquement significatifs sur une période de 56 jours pour cinq critères d’évaluation – profondeur des rides, fermeté, élasticité, éclat et hydratation – au sein d’un panel varié comprenant 30 % de participants à la peau sensible. Dans l’essai comparatif direct avec le rétinol à 0,3 % (la concentration maximale autorisée par l’UE), l’ALRE a atteint une équivalence clinique en termes de paramètres structurels et a démontré un éclat supérieur. Son utilisation est recommandée dans les sérums sans rinçage, les soins de nuit et les formules pour le corps ; sa solubilité dans l’eau, sa compatibilité avec les procédés à froid et sa grande stabilité de pH le rendent compatible avec les formats en émulsion, en gel et aqueux, sans les contraintes de stabilité ou de photosensibilité qui limitent l’utilisation du rétinol au seul usage nocturne.

Principaux points à retenir

  • Mécanisme d’action : l’ALRE active directement le RARα (+20 % par rapport au témoin), la même voie de signalisation des récepteurs nucléaires que celle ciblée par les rétinoïdes classiques.
  • Validation transcriptomique : le séquençage de l’ARN confirme un chevauchement d’environ 79 % dans la régulation génique entre l’ALRE et le rétinol dans les NHDF, englobant les voies de synthèse de la matrice extracellulaire.
  • Profil d’irritation : l’ALRE n’entraîne aucune activation du TRPV1 et induit une production de CXCL8 environ cinq fois inférieure à celle du rétinol, dissociant ainsi son efficacité de la cascade inflammatoire responsable de la rétinisation.
  • Dépigmentation : l’ALRE a permis de réduire la mélanine épidermique jusqu’à 37 % dans un modèle d’épiderme humain pigmenté reconstruit, dépassant ainsi la réduction de 24 % obtenue avec le rétinol.
  • Validation clinique : deux essais en double aveugle d’une durée de 56 jours démontrent une efficacité contre le vieillissement équivalente à celle du rétinol à 0,3 %, avec des résultats supérieurs en termes d’éclat et une tolérance favorable.

Pour plus d’informations sur l’innovation cosmétique, n’hésitez pas à contacter notre équipe d’experts, qui reste à votre disposition pour vous conseiller et vous aider à choisir les solutions les plus adaptées à vos besoins.

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